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Michèle Katz
Peintre




M. Katz - Photo Ph. Vermès

Combats subtils

Une explosion de couleurs, de forces, multiformes, de déclarations de vie coûte que coûte, une joie féroce et tandre de se déclarer en vie "malgré tout".
Le visuel enfin seul. La pensée enfin reine. Vos textes comme autant de combats subtils savent parer concrètement aux coups retors de l'ennemi : la toute puissance du rnarché et ce que cela signifie dans la vie de tout artiste qui refuse d'être otage du grand capital présent du haut en bas de la construction sociale et politique.
L'ensemble du n°135 d'Artension explose de beautés riches et superbes et d'inattendues décisions de faire de chaque æuvre montrée en grand un acte librement choisi. Là précisément réside votre rôle d'historiens et critiques d'art que je croyais dissous dans le morne conformisme des revues glacées.
Je crois moi aussi que chaque oeuvre vraies: est un acte libre quoi qu'il en coûte. Et votre revue aussi est un acte libre. Une belle éclatante déclaration de vie comme il n'y en a pas souvent (. . . ). Merci pour tout cela.

Michèle Katz, peintre





Michèle KATZ
dans ARTENSION n°135








[Nous marchons sur nos morts 0923 - 2009 - Acrylique sur toile - 130 x 1925 cm





Michèle Katz
Lire dans la trace
« La trace est la preuve mélancolique que le corps est passé par là, dans son erotique désir d'exister » : le corps est au centre de sa peinture. L'empreinte, le fragment, le marouflage... Cette oeuvre se situe du côté du toucher. La mémoire révélée se transmet par le corps, au plus proche du corps. « Je suis une peintre inactuelle. Je ne fais pas de la décoration pour cette société qui est déjà passée. »

Par lleana Cornea

En 1960 elle est à New York, elle est belle, et s'enthousiasme pour tout ce que cette ville lui offre d'inouï : les grattes-ciel, les fêtes sur les ferries, « tirer de l'argent depuis les murs »... Les distributeurs de billets n'existaient pas à cette époque en France. L'Action painting influence ses premières oeuvres. Les corps épanouis, couples enlacés, traduisent son état d'es¬prit grisé d'enthousiasme. « J'étais bien dans ma peau ». À Paris, elle vit de sa peinture, les enfants arrivent. Entre 1978 et 1986 elle étudie et enseigne l'histoire des matériaux. Elle réfléchit sur la peinture. Marouflages sur bois, colles, enduits au plâtre, ponçages... « Je me rêve alchimiste.»


Les empreintes, « l'image directe prise à partir du corps humain», viennent après. Elle connaît ses prédécesseurs en la natière. Marcel Duchamp par exemple (With my tongue on my cheek 1959), et Yves Klein évidemment. Réalisées à partir de femmes pinceaux, les anthropométries de l'artiste niçois déçoivent une féministe comme Michelle Katz, qui regarde ces perfor¬mances comme des messes mondaines et vulgaires.

Femme y es-tu ?
Michèle Katz a baigné dans les eaux trou¬bles d'avant et d'après 1968, participant activement aux audaces qui ont suivi et ont consolidé notre histoire. Sous la protection du docteur Françoise Martinier, à l'Hôpital de Jour à Paris, la jeune peintre se trouve investie d'une mission qui n'existait pas encore : l'art-thérapie. « Mon protocole consistait à demander à mes patients de m'apporter un objet de leur choix. Jean-Pierre, un type grand comme une armoire, m'amena une barre de fer jusqu'au jour où je lui ai demandé de changer d'objet. Le personnel de l'hô¬pital commençait à s'inquiéter. Nos séances ont porté leur fruit. Il a quitté l'éta¬blissement pour un travail de palefrenier. « L'art devrait être de la recherche, je ne crois pas à l'esthétique dans l'art. » Michèle Katz est une révoltée. Comme ses oeuvres. Dans l'esprit de la Figuration Narrative, elle rédige Journal d'une femme mariée, à l'encre noire. Son humour est féroce. Elle joue avec la parodie, l'imitation bouffonne d'un morceau poétique, c'est à dire de la vie.

Empreintes et témoins
Elle a besoin des mots mais elle est surtout peintre, comme sa grand-mère Eugénie, et comme sa tante du côté maternel. En découvrant l'exposition Empreintes au Centre Pompidou (1995) elle reconnaît sa dette envers Jasper Johns. « Pendant dix huit ans ensuite, je vais explorer une méthode qu'il a découverte mais pas développée : faire image directe à partir du corps humain, avec de l'huile sur la peau et non de la peinture comme Y. Klein. » Selon la tradition antique, en particulier judaïque, celle dont a hérité l'artiste, le corps appartient au sacré. Les empreintes qu'elle conçoit ont à voir avec l'anthropo¬logie, le secret, la partie pour le tout. Du corps féminin et surtout masculin, elle décline la beauté jusqu'à la disparition. « Qui était-ce cette race assassinée, cette rage érigée noire dans le ciel, verge et tes¬ticule » écrit le poète Paul Ceylan, qui lui inspire un cycle bouleversant, dédié à la Shoah : Pas de témoins pour le témoin. Le site d'Artension







Exposition Michele KATZ à la librairie de la Presqu'ile à Treguier




Michele KATZ artiste parisienne, qui a notamment illustré un ouvrage de JACQUES DERRIDA expose douze de ses oeuvres chez Louis LIBERGE à la librairie galerie La presqu'ile 22 rue colvestre à TREGUIER ( 22220 ) du 24 Juillet au 24 Septembre 2013. Venez nombreux.

Le site de Tregor Media




Michèle Katz
ARCHIPELS

Du 3 au 27 septembre 2012 Vernissage le jeudi 13 septembre à partir de 18h30


Michèle KATZ, Le Rouge 07 35. Format 98 x 130 cm. Technique mixte.


Peindre est une clôture. Mais aussi la création d'un lieu où entrer. Michèle Katz inscrit, incise la nécessité d'un autre corps. Les êtres de sa peinture sont impersonnels. Défaits et apparemment intacts dans leur présence absence.
Celle de la non-réciprocité avec l'autre ? Oeuvre étonnante et mystérieuse, maintenue par la transfiguration esthétique, Michèle Katz se réclame de l'histoire de l'art et de l'histoire de l'humanité.
Son oeuvre échappe aux théories bruyantes et opaques.
Son modernisme ne répond en rien à la modernité des modes. L'artiste invite à une fouille archéologique du corps. Un travail de sape salutaire de la vraie liberté que la peinture ose.
Lorsqu'elle peint ou dessine des portraits, l'artiste possède le don de développer à l'aide de son imagination et de son écoute, un langage pictural et graphique capable de rendre tangible l'insaisissable. Le visage s'ouvre, il sort du masque. Michèle Katz renouvelle la tradition du genre. Existe alors un jeu du secret.
L'artiste propose une apparition. Une faille s'ouvre : je vois le visage de l'autre, mais pas le mien, source insondable du secret de la trace (impossible en photographie).
Selon Emmanuel Levinas, du secret du pluriel.
Demeure alors une seule question : qu'est-ce-qui nous reste lorsque nous sommes arrivés où sont les personnages de Michèle Katz ?

Michèle Katz inscrit la nécessité d'un autre corps. L'artiste invite à sa fouille archéologique. Dans les tréfonds obscurs se trouve l'image d'une autre femme, d'un autre homme. L'ascèse mystérieuse est maintenue par la transfiguration esthétique. L'artiste peut se réclamer de l'histoire de l'art et de l''histoire de l'humanité puisqu'elle propose une apparition. Une faille s'ouvre : je vois le visage d'autrui et pas le mien, source insondable du secret de la trace et du secret du pluriel...

Jean Paul Gavard Perret.
Février 2012.


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ENTRÉE LIBRE
Du 3 au 16 septembre de 10h à 18h
Du 17 au 27 septembre de 10h à 21h30
Les samedi 15 et 22 septembre de 10h à 18h
Exposition réalisée dans le cadre du collectif Ik-Art de l'Espace Icare Association loi 1901, affiliée à la Fédération des MJC en IDF, soutenue par la Ville d'Issy-les-Moulineaux
Espace Icare 31 bd Gambetta - 92130 Issy-les-Moulineaux 01 40 93 44 50 - www.espace-icare.com
Michèle Katz : 06 77 08 48 04
ACCÈS
à 2 min. à pied du métro Corentin Celton (ligne 12)
à 10 min. à pied de la Porte de Versailles et du tram Porte d'Issy



Saint Benoit du Sault : Juillet-Aout 2012




Nous marchons sur nos morts, 195x130cm

Exposition au Prieuré de Saint Benoit du Sault. 36170

informations à demander par courrier

L'ECOLE DU FAYE, XIXème siècle face aux ARTISTES CONTEMPORAINS : dialogue autour de la notion de paysage sur l'invitation de Jean Chatelut. Juillet-Aout 2012.

Participation de Michèle Katz 

: envoi de la peinture peinte en Puisaye en 2009 :
«Nous marchons sur nos morts» Format 195 x 130 cm.

Longtemps j'ai peint «la disparition du corps», par sa trace. La trace dit déjà un espace qui transcende le corps. En 2008 mon exposition à Paris «Personne ne témoigne pour le témoin» termine ce cycle. Ma peinture de 2009 «Nous marchons sur nos morts» est directement inspirée des grandes terres calcaires de Bourgogne et fait transition dans mon parcours.
Sur la proposition de Jean Chatelut, autour du paysage, j'ai choisi «Le chemin de Creuze» de Le Gentile, datée de 1854.
En 2012, face à l'histoire des coeurs et à l'histoire de l'art, quelle mutation ?
D'où un trouble : certains items se répondent dans les deux tableaux si différents.

Le Chemin de Le Gentile plonge dans la terre profonde, monte, frontal, jusqu' au ciel. Marqué d'espace euclidien, le paysage comme pays et comme genre pose une nature référencée à la poétique du 19ème siècle. L'oeil suit une topographie vraisemblable, végétale et minérale comme foulent les pieds la terre.
Le titre géographique de Le Gentile «Le Chemin  de Creuze» dit assez sa volonté d'hommage à une terre nommée pour les vivants..

Mes grandes terres touchent le ciel, elles sont frontales.
Le dessin de la trace du tracteur est une écriture verticale. Le regard, une fois passé la masse sombre du premier plan, anthropomorphe, s élève.
Mon titre «Nous marchons sur nos morts» porte à voir ce qui n'est pas visible sur la terre elle-même : des morts depuis la nuit des temps sur quoi nous marchons sans y penser.
Ma terre n'a pas de nom. Ma peinture en a un :
Michèle Katz. Mai 2012






"Fragmentum, 1971-2011", Michèle Katz et "Trombina-binette", Charles Pennequin






La galerie Limitis présente à CHIC ART FAIR 2010, Lesdessins des années 70, de Michèle Katz, encore jamais exposés, Chroniques d'une femme mariée ".  LE DERNIER CRI, invité spécial, producteur de livres sérigraphiés colorés et audacieux, éditeur fra i de la Friche Belle de Mai, à Marseille. Les Oeuvres originales récentes de Charles Pennequin, poëte conte mporain, ainsi que les Fragments d'Euros de Daniel Gastaud.  Les éditions d'Audrey Abraham, et de Henry Wall iser. Les éditions Bucciali avec Jacques Bosser, Laurence Demaison, Godwin Hoffmann, Marie Thurman, et David Rabinovitch&nbs p;; ainsi que les dessins originaux sur papier d'Antoine Boute, AC Hello, Eléonore Lebidois, et les sérigraphies originales de Bernard Moninot, (éditions Eric Seydoux).

Galerie Limitis
galerie d'édition et de dessin contemporain
Ouverture sur rendez-vous : 09 52 41 71 50
du jeudi au samedi 14h à 20h
49 rue du Moulin de la Pointe
75013 PARIS
Métro Maison Blanche
Tram Poterne des Peupliers ou Porte d'Italie
06 21 18 49 31
09 52 41 71 50
http://www.galerielimitis.com

--> chic-artfair.com

À la Cité de la Mode et du Design
34, QUAI D'AUSTERLITZ
75013 PARIS

Horaires
Vendredi 22 octobre - de 12h à 20h
Samedi 23 octobre - de 12h à 21h
Dimanche 24 octobre - de 12h à 20h
Lundi 25 octobre - de 12h à 17h

Tarifs
10 euros plein tarif
7 euros tarif réduit


Michèle Katz, livres d'artiste





Vous pouvez aussi consulter le site construit par Piel (http://www.pielweb.com) :

www.michelekatz-peintre.com


Vient de paraître...

CHEMINS DE MICHELE KATZ

Textes de Jean Luc Chalumeau et Michèle Katz
UN LIVRE D'ALIN AVILA Editions Aréa.

A l'occasion de son exposition Personne ne témoigne pour le témoin : chemins Ainsi qu'une série de peintures Rencontre Du 8 janvier au 5 Février 2008 Michèle Katz crée pour la première fois son Installation /Performance en hommage à Paul Celan à la Maison des métallos.

A l' occasion de cet évènement, les éditions Aréa publient l'ouvrage CHEMINS

C'est le témoin-papier de cette Installation dans une boite noire de 160 mètres carrés avec une peinture de 20 mètres du même titre Le livre accompagné des textes de Jean Luc Chalumeau et de Michèle Katz présente l'ensemble des oeuvres de cette exposition et évoque le passé de l'artiste. Son tirage est de 2000 exemplaires, dont la moitié de la vente est à la charge de Michèle Katz.


Description de l'ouvrage :
Format: 28 x 21 cm; 112 pages dont un dépliant de 8 pages imprimées recto et verso. Impression en quadrichromie sur papier couché 150 g. dos carré cousu. 20 exemplaires existent en tirage de tête, numérotés et signés par l'artiste.
Cet ouvrage est disponible dans toutes les librairies et à l'atelier de Michèle Katz Il sera en vente à la Maison des métallos du 8 Janvier au 5 Février 2008.

Prix public du livre : 35 euros
Envoi par poste: 6 euros

L'Installation /Performance et l'ouvrage sont soutenus par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah



télécharger le dossier de presse...
La compagnie Têtes d'Ampoule en coréalisation avec le Théâtre de l'Épée de Bois ont le plaisir de vous présenter :

du 18 au 28 juin 2009 au Théâtre de l'Épée de Bois, Cartoucherie de Paris

"LA DERNIÈRE LETTRE"


de Vassili Grossman



Mise en scène : Nathalie Colladon
Avec : Christine Melcer



Scénographie : Sylvain Brizay
Environnement sonore : Pipo Gomes
Costume : Christelle Hilayel
Empreinte : Michèle Katz

Horaires : jeudi, vendredi, samedi à 20h30/ dimanche à 16h.
Accès : Ligne 1 : Château de Vincennes, puis Bus 112, arrêt Cartoucherie. / Parking GRATUIT pour les spectateurs véhiculés.

Tarifs : 13 euros plein tarif / 9 euros tarif réduit (cv, étudiants, demandeurs d'emploi et groupes de 10 personnes)

Réservations : 01 48 08 39 74 - du mardi au samedi de 10h à 19h / www.epeedebois.com/reservations.html ou www.billetreduc.com/28985/evt.htm




"Anna Séminiovna à se retrouve expulsée avec les autres juifs de Berditchev dans le ghetto de la ville. Elle décrit à son fils avec beaucoup de dignité l'espoir et l'instinct de vie qui résiste à tout, la diversité de l'humain, mais aussi ses sentiments les plus intimes, ses peurs. Les derniers mots d'amour d'une mère à son fils avant de le quitter pour toujours."


Réalisation technique et conception graphique bee.come cre@tions
& www.pielnet.fr




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